Recherches : le CBD tuerait les bactéries responsables de la gonorrhée et de la méningite

Depuis plusieurs mois, le CBD ou plus communément appelé cannabidiol, fait l’objet de nombreuses recherches scientifiques. Issue du cannabis, cette substance non-psychoactive attire l’attention du monde scientifique. D’après de nombreux chercheurs australiens de l’Université du Queensland, ce cannabinoïde serait capable d’éliminer les bactéries responsables d’infections comme la gonorrhée, la méningite, la légionellose, mais aussi, capable de repousser les staphylocoques dorés.

Des antibiotiques à base de CBD, une découverte scrupuleusement étudiée

D’après les dires de certains scientifiques, le cannabidiol (CBD) pourrait être prochainement utilisé pour créer une nouvelle génération d’antibiotiques. Il s’agit d’une grande première dans le monde de la santé. Cette avancée autour du CBD pourrait permettre d’élaborer un traitement particulièrement efficace pour lutter contre les bactéries résistantes aux antibiotiques vendus sur le marché.

Pour la toute première fois, les chercheurs-scientifiques ont mis en exergue le potentiel du cannabidiol pour tuer certaines bactéries de types Gram-négatives. Les études ont permis d’étudier de plus près ces bactéries. Composées d’une membrane extérieure supplémentaire, ces dernières représentent une sorte d’obstacle qui enraye les effets des antibiotiques administrés aux patients.

De multiples recherches récemment effectuées ont aussi permis de mettre en évidence un fait étonnant : la possibilité d’obtenir des traitements robustes en modifiant légèrement la structure moléculaire du cannabidiol. Ainsi, cette découverte qui a révolutionné le monde scientifique, a permis d’ouvrir une nouvelle voie pour potentiellement résoudre la problématique autour de la résistance aux antibiotiques.

Il s’agit d’une découverte qui vient chambouler le monde scientifique. Depuis les années 1960, aucune classe d’antibiotiques pour lutter contre ce type de germes n’avait été mise en évidence. Le président du laboratoire pharmaceutique Botanix, Vince Ippolito, qui a notamment contribué à ces recherches, met tout en œuvre pour commercialiser des traitements élaborés à partir du cannabidiol, un cannabinoïde aux multiples vertus.

Le cannabidiol se démocratise dans d’autres domaines

Cette molécule, qui intrigue le monde entier, est plébiscitée dans de multiples domaines tels que le bien-être. Depuis ces dernières années, les boutiques spécialisées en produits dérivés du chanvre se multiplient dans les pays européens, dont la France, la Suisse, l’Espagne ou encore l’Italie. En parallèle des recherches scientifiques menées sur le pouvoir de ce cannabinoïde, de plus en plus de professionnels exploitent les vertus de cette substance pour concevoir une myriade de produits, tels que des crèmes, des gélules, des capsules ou encore des e-liquides pour les cigarettes.

Certains spécialistes en la matière proposent de nombreuses formes de produits au cannabidiol et promulguent, entre autres, des conseils sur comment utiliser l’huile de CBD. Il est possible de consommer ce cannabinoïde de différentes manières. Que ce soit par voie sublinguale, par application cutanée, par voie orale, ou encore par inhalation, les effets de cette substance sont multiples sur l’organisme.

En outre, depuis le début de l’année, des chefs étoilés ont commencé à s’intéresser de près à cette molécule particulièrement en vogue. Un grand nombre de professionnels ont d’ores et déjà commencé à concocter des plats avec de l’huile au CBD à usage alimentaire. Diluées dans de l’huile d’olive ou de coco, les huiles au CBD alimentaires peuvent être utilisées pour, par exemple, assaisonner des légumes.

Le CBD contient une faible quantité de THC

Toléré à la commercialisation par la législation européenne, le CBD provient généralement d’une sous-espèce de cannabis, la « Sativa L ». Les produits au cannabidiol ne doivent pas contenir plus de 0,2 % de THC en France. Le seuil de tolérance de THC peut aller jusqu’à 1 % en Suisse. Il faut aussi savoir que le CBD n’est pas classé dans la catégorie des stupéfiants, car il n’engendre pas d’effet « high » chez le consommateur après la consommation. À l’inverse, le THC issu des autres variétés de cannabis à usage récréatif est formellement proscrit pas la législation de nombreux pays tels que la France.

A propos de l’auteur

Celine A.
Celine A.
Céline est la plus jeune de l'équipe rédaction. Du haut de sa vingtaine d'année, elle est dynamique et travailleuse, rien ne l'arrête. Elle affectionne tout particulièrement les sujets un petit peu plus féminin, mais sait de quoi elle parle quand elle traite pourtant d'automobile ou de mécanique.