Le Japon n’abandonne pas son projet d’ouvrir des casinos physiques

Avec l’intervention de l’ancien Premier ministre Shinzo Abe, les casinos sont légalisés au Japon depuis 2016. Seulement, aucun casino n’a ouvert depuis cette nouvelle réglementation. Shinzo Abe, qui entendait relancer l’économie du pays par ce biais, avait initié le projet d’installation de trois grands hôtels-casinos. Les premiers établissements devaient ouvrir avant l’ouverture des JO, le 23 juillet 2021. Bien que leur ouverture ait été repoussée, les choses devraient désormais s’accélérer, notamment grâce à un appel d’offres de deux préfectures.

Lancement d’un appel d’offres

Il faut savoir qu’au Japon, les jeux d’argent étaient interdits depuis 1907, avant que Shinzo Abe ne décide de changer le cours des choses, en modifiant la loi. Il comptait sur les milliers de touristes qui se rendraient aux Jeux Olympiques de Tokyo pour relancer l’économie du pays. Il y avait de grandes chances, selon l’ancien Premier ministre, qu’une partie d’entre eux teste les casinos nouvellement ouverts.

Pour l’instant, cependant, malgré une autorisation en 2016, les porteurs de projet se sont montrés frileux. La pandémie du Covid-19, contraignant de nombreux établissements à fermer, et la grogne populaire suite à un scandale de corruption ont fait prendre beaucoup de retard aux potentielles ouvertures de casinos physiques. Cependant, la construction de trois grands hôtels-casinos est toujours en projet, malgré la démission de Shinzo Abe. Par contre, ils pourraient bien ne pas ouvrir avant une décennie, ce qui annulerait l’objectif initial de profiter du rendement économique de ces établissements pendant les JO.

Malgré l’abandon d’une large partie des préfectures de leur volonté d’accueillir des casinos sur leurs territoires, quatre affichent toujours leur intérêt : Yokohama, Osaka, Wakayama et Nagasaki. Osaka et Nagasaki, plus déterminées que jamais, entendent lancer un appel d’offres dès ce début d’année. Quant à Yokohama, elle a créé un comité afin de sélectionner l’opérateur de casino qui viendrait s’installer dans la commune.

Le boom des casinos en ligne

Dans une autre mesure, les jeux en ligne ont eu le temps de s’imposer au Japon, étant donné l’interdiction qui sévissait sur les casinos physiques. Ils sont d’autant plus populaires désormais mondialement suite à la pandémie du Covid-19. Aujourd’hui, l’industrie du casino en ligne est très loin de s’effondrer, elle affiche un taux de croissance annuel de 9 %. Les campagnes de marketing, comme le casino bonus, permettent de gagner de nouveaux utilisateurs. Et le Covid-19, qui impose des périodes de fermetures pour un grand nombre d’établissements ainsi qu’une obligation à rester chez soi dans certains cas, n’a fait qu’accélérer ce succès.

Les sites de paris sportifs ont aussi vu leurs chiffres s’envoler, avec 3 millions de joueurs ayant misé au moins une fois, selon l’Autorité nationale des jeux. Du côté du poker en ligne, il affiche une progression de 36 % de son chiffre d’affaires. Il ne fait pas de doute que de nombreux nouveaux usagers ont rejoint la tendance pour se divertir en attendant que les stades et les salles de jeux puissent rouvrir.

De nouvelles entrées sur le Play store

De plus, les jeux de casino ont des adeptes depuis très longtemps. Dès qu’Internet a commencé à se déployer massivement, ainsi que la digitalisation, les casinos en ligne ont rencontré un franc succès dans plusieurs pays. Par ailleurs, les jeux comme la roulette ou imitant les machines à sous ont été les premiers à être déployés dans l’industrie du jeu-vidéo, car ils étaient simples à configurer pour les développeurs web.

Face à cette popularité, les réglementations, à l’image de celles du Japon, ont tendance à s’assouplir de plus en plus. Pour exemple, alors qu’aujourd’hui seuls la France, le Brésil, l’Irlande et le Royaume-Uni autorisaient les jeux d’argent sur le Play store, 15 pays vont rejoindre le mouvement dès le 1er mars. Ainsi, comme le Japon, l’Australie, la Belgique, le Canada, la Colombie, le Danemark, la Finlande, l’Allemagne, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Roumanie, l’Espagne, la Suède et les Etats-Unis vont désormais proposer aux utilisateurs des applications de jeux de casino en ligne, de paris sportifs et de loteries.

Les développeurs devront quand même répondre à certaines exigences, notamment faire valider leurs applications en amont auprès des pays concernés, mais aussi remplir un formulaire spécifique pour Google.

Le succès du pachinko

Jusqu’ici, suite aux restrictions, le Japon avait tout misé sur d’autres jeux imitant le principe du casino, notamment à travers le pachinko. Ce dernier est un jeu de casino très populaire au Japon, qui mélange le principe de la machine à sous et du flipper. Pour y jouer, il faut se rendre dans des salles aux ambiances aussi festives que les casinos. Le concept du pachinko est simple : on lance une bille, celle-ci va tracer sa trajectoire avant de tomber dans un trou. La machine à sous va ensuite s’enclencher et va aligner des symboles. Le joueur peut alors obtenir des billes supplémentaires, selon le résultat obtenu.

Les Japonais gagnent généralement des cadeaux en échangeant leurs billes gagnées, mais ils peuvent aussi obtenir de l’argent s’ils choisissent de récupérer des plaques plutôt que des objets. Les salles de pachinko sont très facilement reconnaissables, car elles affichent des enseignes de toutes les couleurs. Si ce jeu marche très bien, c’est aussi parce que les Japonais sont de grands adeptes de jeu-vidéo et de retro gaming. Par conséquent, il y a de grandes chances que les premiers casinos qui parviendront à ouvrir dans l’archipel rencontrent rapidement une forte popularité.

A propos de l’auteur

Boris H.
Boris H.
Boris est une personne qui touche à tout et qui s'intéresse à tout depuis son plus jeune âge. Dès son enfance, il apprit à parler et à écrire très jeune. Un don qu'il n'a pas tardé à mettre en pratique dans son métier en devenant rédacteur. Aujourd'hui, de part son expérience, il a rejoint l'équipe de EXS afin de gérer le pôle rédaction et orienter les rédacteurs sur les sujets à traiter.