L’effet du coronavirus sur la sexualité des couples

Et oui, les répercussions du coronavirus se font ressentir jusque dans le lit des couples et autres endroits où ils partagent leur sexualité. Car depuis l’arrivée de la crise sanitaire, les comportements sociaux entre collègues et amis ont changé, mais les relations intimes entre individus ont-elles aussi suivi cette tendance. Alors, que signifie l’après coronavirus pour la sexualité des couples ? Moins de bisous et plus de sextoys !

Graph de couple avec masques

Une sexualité pré et post COVID-19

Lorsque nous parlons de sexualité, il y aura dorénavant un avant, un pendant et un après le coronavirus. La sexualité, comme le reste de la société, a évolué à cause du COVID-19. Il est probable que certains de ces changements resteront ancrés dans nos habitudes sexuelles à l’intérieur du couple, tout au moins pour ceux qui auront vécu le confinement ensemble. Pour les autres, peut-être retourneront-ils à leurs ébats habituels, n’ayant pas eu à s’adapter durant la période du « pendant ».

Une chose est certaine, l’addition de sextoys dans la vie amoureuse s’est agrandie, ou pour certains, a tout simplement fait son apparition dans leur vie. Les vibromasseurs font désormais partie de l’acte sexuel commun des couples, et non plus uniquement pour la masturbation féminine. Ceux pour qui cet inconnu inquiétait ont dû apprendre à apprivoiser l’objet et l’intégrer à leur manière d’aimer leur partenaire.

Le baiser : dommage collatéral de la crise sanitaire

Pendant un certain temps, le baiser était devenu l’ennemi numéro 1 de la santé. L’image était si forte que les couples emportaient (de manière figurative) leur masque au lit. La relation physique du couple, qui passe si souvent par un baiser furtif au long de la journée lorsque l’on se croise, a du trouver de nouvelles bases pour exister. Le baiser était devenu tabou et il l’est encore pour plusieurs personnes qui s’inquiètent en permanence d’attraper le virus ou d’en voir une résurgence. Ces derniers se sentent responsables de veiller à ce que cela ne se reproduise pas, et ils ont donc bannit le baiser, quelques fois au grand désespoir de leur amoureux.

Une étude réalisée par Gleeden indique que plus de 60 % des couples s’embrassent moins régulièrement qu’ils le faisaient avant l’arrivée du coronavirus. Le French Kiss est le grand perdant de cette nouvelle donne, alors qu’une grande majorité évite de partager leur salive. Même les couples indiquent qu’ils préfèrent le bisou sur la joue (46 %) à celui sur les lèvres (39 %). La journée internationale du baiser, le 6 juillet, a fortement été affectée par la pandémie.

Et les gouvernements qui s’en mêlent !

Dans l’Etat de New York, aux Etats-Unis, le département de la santé a décidé de publier un livre de recommandations à adopter pour les rapports sexuels durant la pandémie. On y suggère entre autres d’éviter les baisers, et même de conserver son masque durant les ébats amoureux. Il est clairement écrit que les respirations bruyantes et les halètements sont particulièrement un danger de contamination pour le virus, et suggère d’éviter les positions où l’on se retrouve en face-à-face. De quoi laisser place à notre imagination…

Le danger de ce virus est qu’il parvienne à nous séparer de plus en plus les uns des autres, en deux groupes : ceux qui donnent des bisous et ceux qui n’en veulent plus !