L’immobilier gagne en stabilité, pour le bien des investisseurs, mais pas des particuliers

Le monde de l’immobilier à beaucoup fait parler en 2016, avec des taux d’intérêts au plus bas depuis de nombreuses années, et personne ne savait si cette tendance allait vraiment durer. En 2017, le domaine semble gagner en stabilité, ce qui créé un grand bonheur certains, comme les investisseurs, mais beaucoup moins pour d’autres, comme les particuliers.

un immeuble ancien en centre-ville

Les crédits hypothécaires restent compliqués

Lundi dernier, un des grands groupes immobilier belges, Trevi, a publié son indice trimestriel : leurs transactions au premier trimestre paraissent stabsles, ainsi que leurs prix, dont l’augmentation de 2,5 % est à peu près égale à celle de l’inflation. En clair, le marché de l’immobilier se porte bien.

Et même si les crédits hypothécaires paraissent toujours compliqués pour les acheteurs, cela ne semble pas avoir d’impact concret sur le dynamisme du marché. A vrai dire, cela fait déjà plusieurs années que les banques requièrent des acheteurs un apport personnel plus important lors de la souscription à un prêt hypothécaire, alors même que les prix de l’immobilier étaient en hausse. Alors pas de raison que ça change la donne maintenant.

Les investisseurs en profitent

Selon Eric Verlinden, directeur de Trevi, cette tendance annonce une bonne augure aux investisseurs, qui peuvent profiter de cette dynamique de marché sans souffrir des inconvénients liés à la souscription d’un contrat de prêt immobilier, auxquels ils ont rarement recours.

En effet, leur ambition est bien souvent dirigée par la recherche de bénéficies fiscaux plutôt que par réelle nécessité économique. Mr Verlinden souligne qu’aujourd’hui, ce sont presque 50 % des acquisitions en immobilier neuf qui sont réalisées par des investisseurs.

Les particuliers en font les frais

Et si ces acquisitions ne sont pas réalisées par nécessité économique, elles sont donc, la plupart du temps, à vocation de location à des particuliers. Le fait qu’il y ait plus de locations sur le marché, associé aux tarifs élevés que connaît le marché immobilier, ainsi qu’à la difficulté d’accès aux crédits hypothécaires engendrent, par conséquent, une baisse nette des achats de logement par les ménages.

Les particuliers peuvent toutefois se lancer dans l’acquisition d’un bien immobilier à condition de s’entourer de professionnels compétents, comme demander les conseils de financeDir en investissement immobilier, afin de ne pas tomber dans les pièges les plus courants.

En revanche, et cela paraît étrange à Mr Verlinden, les prix des loyers ne semblent pas augmenter, et ce depuis quatre à cinq ans. D’après lui, 2018 devrait connaître un phénomène de rattrapage, avec une légère augmentation des loyers.

A propos de l’auteur

Boris H.
Boris H.
Boris est une personne qui touche à tout et qui s'intéresse à tout depuis son plus jeune âge. Dès son enfance, il apprit à parler et à écrire très jeune. Un don qu'il n'a pas tardé à mettre en pratique dans son métier en devenant rédacteur. Aujourd'hui, de part son expérience, il a rejoint l'équipe de EXS afin de gérer le pôle rédaction et orienter les rédacteurs sur les sujets à traiter.