Des singes paralysés peuvent marcher à nouveau grâce à des neuro-implants

C’est un grand espoir pour toutes les personnes qui sont touchées par la paralysie. Une étude réalisée avec des singes a montré qu’il était possible de leur redonner l’usage de la marche grâce à des neuro-implants.

Des singes

Supprimer la lésion en réalisant un pont entre les muscles et le cerveau

La situation était particulièrement complexe pour ces animaux qui avaient été frappés par une lésion au niveau de la moelle épinière. Paralysés, ils n’avaient plus la capacité de se mouvoir, comme c’est le cas pour les Hommes qui sont confrontés à un contexte équivalent. Les scientifiques ont donc tenté de trouver une solution afin de leur redonner l’usage de leur membre inférieur en développant une sorte de pont sans fil. Ce dernier permet de réaliser des actions volontaires grâce à une connexion avec le cerveau. Cette technique extrêmement minutieuse relève d’une prouesse technique puisqu’elle peut supprimer la lésion.

Un implant permet de mettre un terme à cette paralysie

L’INSERM a donc partagé dans un document les résultats de cette étude effectuée sur des singes. La première étape consiste à installer un implant cérébral et plus précisément au niveau du cortex moteur qui contrôle les mouvements. La seconde phase est dédiée à la reconnaissance de l’activité neuronale grâce à un ordinateur. Les informations obtenues en temps réel sont envoyées à un générateur d’impulsions qui permet de contrôler l’action. Enfin, le singe peut à nouveau marcher puisque l’implant positionné en aval de la lésion est stimulé grâce aux électrodes. Les muscles s’actionnent ainsi comme si la paralysie n’avait pas été au rendez-vous. C’est une avancée particulièrement intéressante pour tous les chercheurs qui doivent encore se focaliser sur ce système.

L’École polytechnique est enthousiaste avec ces résultats prometteurs

Ils sont tout de même conscients de la prouesse réalisée puisque c’est la première fois qu’un tel implant permet à des singes paralysés de marcher. Aucun temps d’adaptation n’a été nécessaire, la mise en fonction a été immédiate. Ce système peut donc redonner de l’espoir à toutes les personnes qui sont confrontées à des difficultés similaires. Les essais cliniques sont encore au début, mais, si les résultats sont prometteurs, il y a de grandes chances pour que les Hommes soient concernés par des tests dans les prochaines années.

Ce sont des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Lausanne qui sont à l’origine de cette découverte, ils continuent de travailler sur ce dossier qui a d’ailleurs fait l’objet d’une vidéo intéressante.

A propos de l’auteur

Guy T.
Guy T.
Guy est le doyen de l'équipe de rédaction. A l'approche de ses 40 printemps, il amène l'expérience et la sagesse dans notre équipe et offre son aide et son soutien aux plus jeunes du groupe. Un membre indispensable dans la rédaction de EXS qui sait traiter des sujets en profondeur en connaissant les antécédents.