Rennes : elle pourra être inséminée avec le sperme de son défunt mari

Cette affaire avait fait couler beaucoup d’encre lorsqu’elle avait été médiatisée. Une femme qui avait perdu son mari voulait être inséminée avec le sperme de ce dernier. Son quotidien avait été rythmé par la perte de l’être cher et de son enfant in utero.

Laboratoire

Le tribunal donne raison à cette femme qui a perdu son époux en 2016

En Janvier dernier, sa vie a été totalement chamboulée lorsque son mari malade a perdu la vie. À quelques jours du terme, elle a également perdu son enfant. Sa demande était relativement simple, elle voulait bénéficier de l’exportation des gamètes pour qu’elle puisse procéder à une insémination post-mortem. Cette dernière n’aurait pas été effectuée en France, mais à l’étranger. En effet, il est important de noter que cette intervention n’est pas autorisée dans notre pays, d’où son envie de passer les frontières. Après avoir étudié cette demande avec précision, une décision a été rendue.

Un établissement européen pourra procéder à l’insémination

Le tribunal a précisé que les circonstances étaient exceptionnelles. Par conséquent, cette veuve aura la possibilité de bénéficier d’une exportation. Cette dernière doit être réalisée par le centre hospitalier universitaire de Rennes. Toutes les mesures nécessaires doivent être prises pour que l’insémination soit effectuée dans les meilleures conditions. La France n’accorde par contre pas l’autorisation d’un tel acte, cette femme devra donc se diriger vers un établissement européen qui accepte cette prise en charge.

La France interdit une telle insémination

L’avocat de celle-ci a fait part de son enthousiasme après le partage de cette décision. En effet, il est important de préciser que c’est une première depuis la réforme des lois de bioéthique. Le tribunal a donc étudié cette situation particulière afin de rendre un verdict juste. Le juge administratif a affirmé que le « décès de son époux puis celui de leur enfant au terme de sa grossesse constituent une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa décision ». C’est pour cette raison que l’interdiction de la procréation médicalement assistée a été mise de côté, le temps de ce dossier.

Le Conseil d’État n’avait jamais procédé de cette manière depuis la réforme. Toutefois, il y a déjà une affaire similaire avant cette dernière.

A propos de l’auteur

Celine A.
Celine A.
Céline est la plus jeune de l'équipe rédaction. Du haut de sa vingtaine d'année, elle est dynamique et travailleuse, rien ne l'arrête. Elle affectionne tout particulièrement les sujets un petit peu plus féminin, mais sait de quoi elle parle quand elle traite pourtant d'automobile ou de mécanique.