De vives inquiétudes à propos des médicaments aromatisés

Certains médicaments sont plus appréciables à avaler, car ils ont un goût attractif. C’est d’ailleurs la source du problème, les différents arômes seraient susceptibles d’accroître le phénomène de la surconsommation.

Des médicaments

Un risque réel de surconsommation

Certains médicaments ont un design relativement classique, des gélules sont blanches ou transparentes. Par contre, d’autres ont un aspect plus attractif, ils auraient même tendance à se confondre avec des bonbons. Cette ressemblance est d’ailleurs au centre de toutes les préoccupations, car il ne faut pas oublier qu’il s’agit de traitements médicamenteux. Ce n’est pas le seul inconvénient soulevé par une enquête. En effet, les goûts développés par les fabricants relèvent eux aussi d’une véritable problématique.

Les consommateurs pourraient penser qu’ils sont proposés uniquement aux enfants, ils sont parfois récalcitrants à avaler un médicament. En réalité, cette astuce est disponible dans le rayon dédié aux adultes.

Une multiplication des goûts très problématique

En étant proposés sans aucune prescription médicale, ils auraient tendance à favoriser l’automédication en entraînant une éventuelle surconsommation. Il est judicieux de ne pas les avaler comme de vulgaires bonbons, ils doivent impérativement conserver leur dimension première à savoir un médicament nécessaire pour traiter des symptômes. La députée de la Gironde, Michèle Delaunay a donc partagé un communiqué de presse sur son site internet dans lequel elle dévoile toutes ses inquiétudes vis-à-vis de ce phénomène. Dans ce document, nous pouvons apprendre que Fervex propose un goût framboise alors que l’Efferalgan est lié au cappuccino. Même le Smecta, qui était imbuvable, est devenu attractif avec un arôme fraise/tagada.

Un médicament ne doit pas devenir une gourmandise

Il s’agit d’une astuce marketing préjudiciable, les conséquences sur la santé pourraient être importantes. Chez les jeunes, un risque de surconsommation n’est pas à prendre à la légère selon Michèle Delaunay. Alors qu’une précédente enquête mettait le doigt sur les dangers de la consommation du paracétamol pendant la grossesse, la députée avoue qu’il devient particulièrement inquiétant lorsque la dose des 4 grammes a été dépassée. Certains enfants seraient même amenés à développer un attrait particulier pour ces médicaments consommés finalement comme des gourmandises.

La députée estime qu’il est judicieux d’opter pour un arôme, car les enfants sont parfois difficiles à convaincre lors de l’administration d’un traitement. Elle est toutefois contre ce phénomène marketing qui envahit le secteur du médicament. Dans une interview accordée à Pourquoi Docteur, elle dénonce cette recherche de saveurs innovantes « à la carte ».

A propos de l’auteur

Boris H.
Boris H.
Boris est une personne qui touche à tout et qui s'intéresse à tout depuis son plus jeune âge. Dès son enfance, il apprit à parler et à écrire très jeune. Un don qu'il n'a pas tardé à mettre en pratique dans son métier en devenant rédacteur. Aujourd'hui, de part son expérience, il a rejoint l'équipe de EXS afin de gérer le pôle rédaction et orienter les rédacteurs sur les sujets à traiter.