Un rapport d’enquête sur les essais cliniques de Rennes accable l’ANSM et Biotrial

Pour rappel, un homme, Guillaume Molinet est décédé au début de l’année à la suite d’un essai clinique. Depuis, un laboratoire de Rennes est plongé dans la tourmente alors qu’un rapport d’enquête est alarmant.

Hopital Rennes

La validation accordée par l’ANSM est largement critiquée

Nous en savons désormais un peu plus sur l’essai clinique de Rennes qui a coûté la vie à un participant, il a également causé des séquelles chez plusieurs personnes. Certaines ont perdu l’usage de la marche ou de la parole, il leur faudra sans doute de nombreux mois pour retrouver une vie quasi normale. A la suite de ce drame, la ministre Marisol Touraine avait demandé une enquête pour identifier les éventuelles malveillances comme elle le mentionnait dans son communiqué de presse. Le rapport a pu être lu par Le Figaro, il est accablant pour la laboratoire et l’ANSM, qui avait donné son accord pour la réalisation des tests.

Ils ont engendré des effets secondaires comme des maux de tête ou des troubles de la vision. Par conséquent, Biotrial savait parfaitement que cette molécule était quelque peu problématique.

Des essais sur les animaux ont été catastrophiques

Il a toujours spécifié que ces symptômes restaient classiques, ils n’étaient pas considérés comme graves. Pourtant, un participant qui a reçu 50 mg de cette molécule a perdu la vie après avoir été hospitalisé en urgence. Le rapport d’enquête pointe aussi du doigt l’ANSM, l’agence n’aurait jamais dû donner son accord au vu des expertises sur les animaux. Il a été prouvé que plusieurs espèces (rat, singe, souris…) avaient développé des lésions à la suite de ces essais. Il s’agit d’une véritable alerte, elle aurait sans doute mérité une attention particulière.

Pourtant, l’ANSM a insisté sur le fait que la « sécurité des patients [était] bien assurée dans cette étude ». Un autre fait inquiétant est listé dans ce rapport, il concerne les adeptes du cannabis. Le laboratoire Biotrial, qui ne « souhaite pas être associé à son nom seul à ce dossier » avait demandé l’intégration de ces fumeurs, le CPP (Comité de Protection des Personnes) avait lui aussi donné son accord.

Les interrogations ne cessent de se multiplier

Aujourd’hui, de nombreuses questions persistent, car pourquoi le laboratoire Biotrial a-t-il souhaité tester des doses aussi élevées ? Les participants auraient subi une augmentation soudaine de celles-ci. Par conséquent, dans cette affaire, plusieurs volets sont critiqués : pourquoi l’ANSM n’a-t-elle pas prise en compte le désastre chez les animaux ? Pour quelles raisons, le laboratoire Biotrial n’a-t-il pas accordé une attention particulière aux effets indésirables ? Dans tous les cas, ce drame reste le plus grave observé en Europe.

A propos de l’auteur

Victoria F.
Victoria F.
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