Bâtir un « monde sans armes nucléaires », souhait exprimé par John Kerry à Hiroshima

Le secrétaire d’État américain se dit être très concerné dans la lutte pour la suppression définitive de l’arme nucléaire de notre planète. C’est du moins l’avis qu’il a donné lors de la rencontre des chefs de la diplomatie des pays du G7 à Hiroshima.

John Kerry

Une visite historique pour les victimes de Hiroshima

Il est la plus haute autorité américaine à visiter le mémorial d’Hiroshima, cette ville historique qui a été frappée par la bombe atomique lancée par les États-Unis lors de la Deuxième Guerre mondiale en 1945. La bombe avait fait un total de plus de 150 000 victimes au Japon. Avec cette visite du chef de la diplomatie américaine ce lundi, c’est une histoire d’une dimension historique qui est ainsi écrite. Plus qu’« ému » par cette visite, John Kerry a témoigné qu’il  « n’oublierait jamais les images, les preuves… qui retournent l’estomac ».

Il a aussi plaidé pour éviter que ce genre de drame ne se répète dans l’histoire. Il a aussi déclaré que les pays doivent s’engager à bâtir « un monde sans armes nucléaires ». Le secrétaire d’État américain a tenu sa déclaration devant la presse et à côté des chefs diplomates des autres pays du G7. Il a plaidé pour un recul et même, pour une suppression définitive de l’arme atomique. Il soutient que l’histoire d’Hiroshima témoigne de la nécessité de radier et « de mettre un terme à la menace nucléaire », mais rappelle aussi la nécessité de « tout faire pour éviter la guerre ».

La Corée du Nord, une menace pour la stabilité du monde

Les préparations de la prochaine session du G7 ont réuni tous les chefs de diplomatie des pays concernés. Ce sont les États-Unis, le Canada, La France, le Japon, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie. Ils ont tous fustigé l’attitude provocatrice de la Corée du Nord. En effet, à travers ses opérations d’essais nucléaires dans la zone, la Corée du Nord n’entretient pas de relations apaisées avec les États-Unis, qui soutiennent leur allié du Sud. Dans ce débat d’un « monde sans arme nucléaire », tous les ministres des affaires étrangères présents lors de cette rencontre ont condamné dans une déclaration baptisée de Hiroshima « les provocations répétées de la Corée du Nord », pays qui est à l’origine des tensions  avec son voisin, la Corée du Sud.

D’ailleurs, la communauté internationale a dans son ensemble condamné les manœuvres militaires provocatrices de Pyongyang. John Kerry à travers ses déclarations a souligné l’idée de faire « augmenter » la pression sur le régime de la Corée du Sud pour le forcer à abandonner d’accroitre son programme nucléaire militaire ainsi que le développement de ses missiles balistiques. Kerry souligne toutefois que les responsables américains sont en toute disposition pour « négocier un traité de paix » sur la politique d’éradication des armes nucléaires dans cette partie du monde abritant les deux Corées.

A propos de l’auteur

Guy T.
Guy T.
Guy est le doyen de l'équipe de rédaction. A l'approche de ses 40 printemps, il amène l'expérience et la sagesse dans notre équipe et offre son aide et son soutien aux plus jeunes du groupe. Un membre indispensable dans la rédaction de EXS qui sait traiter des sujets en profondeur en connaissant les antécédents.