Menace de bombardement de la ville de Séoul par la Corée du Nord

La tension entre les deux Corée n’a pas encore fini de monter. En effet, la Corée du Nord vient de publier une nouvelle vidéo de provocation mettant en scène la destruction de Séoul par des attaques à la roquette. Une première illustration en vidéo mettait en scène une simulation d’attaque nucléaire contre Washington.
La ville de Seoul de nuit

Une simulation d’attaque contre Séoul

C’est le site DORK Today qui a publié la vidéo sur son compte YouTube ce lundi. C’est une vidéo de frappes militaires qui met en scène une simulation d’attaque contre la capitale sud-coréenne. Cette propagande dénommée «En cas d’absence de réponse à l’ultimatum», d’une durée de 88 secondes, montre des roquettes tirées en train de s’écraser sur la capitale sud-coréenne, détruisant le siège de la présidence et tous les autres buildings aux alentours. Elle se termine par l’avertissement: «Tout sera réduit en cendres». Avec cette nouvelle attitude, la Corée du Nord continue dans ses actions de provocation, malgré les lourdes sanctions économiques qui lui sont déjà infligées.

La fausse attaque sur Washington

La capitale américaine avait elle aussi reçu une menace de ce genre. En effet, il y a une dizaine de jours qu’une vidéo de propagande nord-coréenne mettait en scène une fausse attaque nucléaire contre Washington. La vidéo présentait les mêmes effets visuels que cette nouvelle fausse vidéo d’attaque de Séoul, et montrait la destruction complète de la capitale américaine. Elle commence avec les fameuses images de la guerre de Corée qui s’est déroulée de 1950 à 1953, événement dont les Nord-Coréens attribuent les causes aux sudistes.

En rappel, c’est bien Kim Il-Sung, le père de la Corée du Nord qui avait déclenché la guerre de Corée. Il voulait, avec le soutien de Staline, regrouper sous son autorité les deux Corées, dont le Nord était partisan du communisme. Le sud se situait du côté des Américains durant la guerre froide. Après 3 années de guerre, avec l’appui des Soviétiques et de la Chine, la Corée du Nord perdu finalement grâce à l’implication des États-Unis qui se sont rangés du côté des Sud-Coréens, sous la bannière des Nations Unies. Et depuis, il existe dans cette partie de la Corée du Sud, la présence effective de dizaines de milliers de soldats américains, ce qui n’est pas du goût de Pyongyang.

Une reproduction du « siège de Leningrad » selon les responsables sud-coréens

Ce sont les provocations de la Corée du Nord qui font monter les tensions dans cette partie du monde. En effet, un 4e essai nucléaire, réalisé le 6 Janvier dernier, avait fini de chauffer les tempéraments dans la zone. Pyongyang s’est encore lancé dans la provocation le 7 février avec un tir de fusée, que certains spécialistes qualifient d’un essai dissimulé de missile balistique. En guise de réponse, les forces américaines et sud-coréennes ont vite réagi par des manœuvres militaires combinées.

Par ailleurs, de nouvelles sanctions économiques ont aussi été formulées contre le gouvernement de Pyongyang. Ces derniers comptent utiliser dans leur stratégie de négociation, un détenu américain sur leur sol, accusé de vol d’affiche. En effet, avec ces nouvelles sanctions, les dirigeants de la Corée du Nord accusent les «forces américaines et autres forces hostiles» de vouloir reproduire le blocus du «siège de Leningrad».

A propos de l’auteur

Celine A.
Celine A.
Céline est la plus jeune de l'équipe rédaction. Du haut de sa vingtaine d'année, elle est dynamique et travailleuse, rien ne l'arrête. Elle affectionne tout particulièrement les sujets un petit peu plus féminin, mais sait de quoi elle parle quand elle traite pourtant d'automobile ou de mécanique.