Le cardinal Barbarin invité à prendre ses responsabilités

Le cas de pédophilie qui a eu lieu à Lyon n’a pas encore connu son épilogue. C’est dans ce sens que le premier ministre Manuel Valls qui a été interrogé sur cette question a invité le Cardinal Barbarin à prendre ses responsabilités par des paroles et des actes concrets. Cette déclaration a été faite sur RMC, ce mardi.

Eglise

Une allusion vers la démission

Une éventuelle démission du Cardinal Barbarin, c’est ce à quoi le premier ministre français semble faire allusion. Le prélat est soupçonné de non-dénonciation de prêtres pédophiles. Il est à cet effet accusé par les familles des victimes. Manuel Valls a dit ne pas vouloir prendre la place des juges ou de l’Église de France tout en invitant le prêtre à prendre ses responsabilités. L’affaire est toujours en justice et le premier ministre avait dit auparavant s’attendre à des actes concrets de la part de l’accusé, même s’il est en parfaite harmonie avec le principe de la présomption d’innocence. Il dit prendre bien en compte les termes qu’il utilise en rappelant qu’un Cardinal est une figure importante de l’Église qui doit prendre bien en considération la douleur des gens.

Me André Soulier qui est chargé de défendre le Cardinal a déclaré sur BFM TV que le premier ministre ne devrait pas se prononcer sur le sujet parce qu’il n’y connait rien. Les magistrats ne font pas une communication sur une procédure en cours. L’avocat se dit étonné tout en conseillant au chef du gouvernement de bien modérer ses dires. De même, il disait que cette affaire prenait une tournure très anormale. Chaque jour, on voit une nouvelle information dans la presse avec des gens qui portent plainte.

À l’assemblée, le député Yves Jégo demandait au Cardinal de céder ses fonctions le temps que l’enquête soit faite. D’autres réclament la démission pure et simple du prélat.

Une enquête qui suit son cours

Il faut dire qu’aucune force politique ne peut destituer un cardinal de ses fonctions. En effet, seul le pape a cette capacité. Cependant, les démissions sont acceptées, cela arrive même fréquemment dans les cas de pédophilie. C’est ainsi qu’on a pu voir en 2013 un évêque irlandais présenter une démission du fait qu’il avait protégé un prêtre qui menait des actes pédophiles. C’était également le cas en 2015 pour l’évêque américain Robert Finn.

Dans ce cas particulier, l’enquête suit son cours et aucun élément ne peut corroborer les accusations qui sont faites à l’endroit du cardinal. Ce dernier, dans un entretien accordé au groupe Parisien, mettait à l’écart toute idée de jeter l’éponge en ces termes « la démission, pour moi, n’est pas une question d’actualité ». Il en avait profité pour compatir avec toutes les familles des victimes. Il ajoutait que s’il était coupable, la justice pourrait trancher.

Selon le figaro du lundi, une autre plainte a été introduite pour des affaires de pédophilie qui se sont déroulées vers les années 90. C’est le cardinal Barbarin qui est visé à travers cette plainte concernant un prêtre qui officie toujours à Lyon. Elle a été introduite par une haute personnalité d’un cabinet ministériel.

A propos de l’auteur

Boris H.
Boris H.
Boris est une personne qui touche à tout et qui s'intéresse à tout depuis son plus jeune âge. Dès son enfance, il apprit à parler et à écrire très jeune. Un don qu'il n'a pas tardé à mettre en pratique dans son métier en devenant rédacteur. Aujourd'hui, de part son expérience, il a rejoint l'équipe de EXS afin de gérer le pôle rédaction et orienter les rédacteurs sur les sujets à traiter.