Pratiques cruelles dans un abattoir du Gard

Les animaux sont généralement tués dans des abattoirs à l’écart des regards et de l’écoute. Si cette tradition a pu s’expliquer dans le temps, par le fait de ne pas vouloir déranger les gens dans leur quiétude, à notre époque, où l’abattage a été réglementé, cela suscite une question : que cache-t-on dans les abattoirs ?
Cochons à l'abattoir

Des associations de végétaliens dénoncent la cruauté dans les abattoirs

L’association pro-végétalienne L214 a récemment publié une nouvelle vidéo montrant la cruauté qui se déroule dans les abattoirs. Des cochons et des porcelets qui sont brutalisés, des moutons conscients sont jetés avec force, des vaches qui agonisent, alors qu’elles devraient être étourdies avant de passer à l’abattage, des animaux qui crient leur souffrance. Plus cruel encore, un personnel qui pratique ces actes avec amusement, de façon sanguinaire.

Tel serait le lot des abattoirs en France. C’est en tout cas ce qui se voit sur la vidéo tournée par l’association pro-végétalienne. L’abattoir en question se situe à Vigan dans le Gard. Ce qui ajoute encore un côté horrible au choc des images, c’est que cet abattoir est certifié bio et fournit tous les commerces et boucheries locaux. Il y aurait comme un silence de la population autour de la cruauté dans les abattoirs. L’association essaie de lutter contre ce silence coupable.

Une plainte a été déposée pour faire respecter la loi

Face à cette situation odieuse, qui s’est passée dans l’abattoir biologique du Vigan, mais qui s’est passée maintes fois auparavant, en ayant été dénoncée par l’association pro-végétalienne L214, le groupe a déposé une plainte pour « sévices graves, mauvais traitements sur animaux et violation de la réglementation relative à l’abattage ». Cette plainte a pour base juridique l’article L 214 du code rural et l’article 521-1 du Code pénal.

Ces deux articles protègent les animaux des traitements graves qu’ils pourraient recevoir, que ce soit dans les abattoirs ou non. Lorsqu’ils sont destinés à être tués cependant, il est prévu qu’ils soient privés de conscience de manière efficace avant d’être tués. Mais ces prescriptions sont peu respectées en France. L’un des objectifs de l’association pro-végétalienne est d’agir pour faire respecter ces directives, d’où cette plainte parmi tant d’autres qu’elle a déposée.

Quelle suite pour cette affaire

La vidéo qui a été publiée sur l’abattoir du Vigan est un moyen de communication efficace. Elle a fait appel aux émotions de ceux qui l’ont regardé. Chez beaucoup, elle a inspiré de la répugnance. Mais quelle est la suite après cela ? Il est vrai que la popularité de la vidéo a redirigé le regard des politiques sur les conditions de vie et de mort des animaux dans les abattoirs.

Certaines mesures, même si elles sont provisoires, ont été prises, comme la fermeture provisoire de l’abattoir du Gard et l’ouverture d’une enquête spéciale. Vont-elles conduire à une tentative de résolution du problème ? Le fait est que le problème est vu sous des angles différents. Si certains veulent tout simplement que l’encadrement et le contrôle des abattoirs soient plus stricts, d’autres cherchent à réduire, sinon éliminer la consommation de la viande pour une solution définitive.

A propos de l’auteur

Boris H.
Boris H.
Boris est une personne qui touche à tout et qui s'intéresse à tout depuis son plus jeune âge. Dès son enfance, il apprit à parler et à écrire très jeune. Un don qu'il n'a pas tardé à mettre en pratique dans son métier en devenant rédacteur. Aujourd'hui, de part son expérience, il a rejoint l'équipe de EXS afin de gérer le pôle rédaction et orienter les rédacteurs sur les sujets à traiter.