Conflit entre Apple et le FBI : Mark Zuckerberg et Bill Gates tranchent

Les deux géants américains des nouvelles technologies, Mark Zuckerberg et Bill Gates, ne partagent pas la même vision dans le conflit qui oppose l’entreprise Apple et le FBI. La position des deux géants de l’informatique sur ce dossier, concernant le chiffrement téléphonique, est connue depuis ce lundi 22 Février.
Des agents du FBI lors d'une opération

Déverrouiller le téléphone du terroriste tué

Les fédéraux et le géant Apple ne sont pas en entente concernant le déverrouillage de l’iPhone d’un terroriste tué lors de l’attentat de San Bernardino. Le code qui verrouille ce téléphone n’est connu que du propriétaire mort et les agents du FBI veulent, dans leur enquête, contraindre l’entreprise Apple à créer une version modifiée de son Système iOS pour qu’ils puissent contourner le code de sécurité du téléphone et accéder à son contenu. Pour avoir gain de cause, ils ont saisi un tribunal fédéral afin de contraindre Apple à fléchir à leur requête. Mais Apple, de son côté, se dit prêt à contester cette démarche, tout en reconnaissant que cela aboutirait d’une certaine manière à des abus.

Mark Zuckerberg sur ce dossier

Dans cette histoire qui oppose Apple et le FBI, Mark Zuckerberg et Bill Gates se retrouvent eux aussi dans des camps séparés. En effet, le fondateur du célèbre réseau Facebook est d’accord avec l’entreprise Apple. C’est durant le Salon de la téléphonie mobile, qui s’est tenu à Barcelone, que le propriétaire de Facebook a témoigné son soutien à Apple. Il déclare : « Nous compatissons avec Apple dans cette affaire ». Monsieur Zuckerberg appuie sa position en évoquant des questions de vie privée : « Nous croyons au chiffrement. Ce n’est pas une bonne chose d’essayer de bloquer le chiffrement sur des produits utilisés au quotidien par de nombreuses personnes. Je ne pense pas que ce soit la bonne politique à suivre ».

Bill Gates prend le contre-pied de la Silicon Valley

À côté de ce soutien de Mark Zuckerberg à Apple, il y a aussi Bill Gates qui tranche pour les fédéraux. En effet dans ce dossier, l’ancien patron de Microsoft donne raison au FBI et plaide donc pour que les enquêteurs fassent pleinement leur travail. Dans son entretien avec le Financial Times, Bill Gates compare cette question avec les pouvoirs déjà accordés à la police. Il estime que : « la question n’est pas si différente que celle de savoir si la police doit pouvoir demander des informations à un opérateur téléphonique ou à une banque ». Le fondateur de Microsoft n’est donc pas d’avis d’écarter complètement le pouvoir du gouvernement d’avoir accès à des informations privées. Il pense que dans des cas de sécurité, on doit nécessairement permettre aux enquêteurs l’accès à toute information.

Le peuple américain, quant à lui, a donné son avis dans un sondage publié par Pew Research Center. En effet, l’opinion du pays de l’oncle Sam semble être en accord avec l’ancien patron de Microsoft, car sur les 1000 Américains sondés, 51% sont d’avis que Apple doit se conformer à la demande du FBI, alors 38% pensent le contraire.

A propos de l’auteur

Guy T.
Guy T.
Guy est le doyen de l'équipe de rédaction. A l'approche de ses 40 printemps, il amène l'expérience et la sagesse dans notre équipe et offre son aide et son soutien aux plus jeunes du groupe. Un membre indispensable dans la rédaction de EXS qui sait traiter des sujets en profondeur en connaissant les antécédents.