Suspension de la production dans 4000 élevages à cause de la grippe aviaire

Dans le but d’éliminer la grippe aviaire, l’élevage de palmipèdes est arrêté dans 4000 zones d’élevage situées dans le Sud-Ouest. Cette mesure radicale aura des conséquences néfastes sur l’économie de la région. On parle même d’un coût de 300 millions d’euros. Cependant, elle demeure nécessaire pour en finir avec cette maladie.Grippe aviaire

Une mesure drastique pour assainir le secteur

L’assainissement du secteur de l’élevage n’est plus une théorie chez le ministre de l’Agriculture. En effet, pour en finir avec la grippe aviaire qui touche la partie Sud-ouest de l’hexagone depuis Novembre dernier, des décisions drastiques ont été prises. C’est ainsi que la production de canetons a été arrêtée dans la zone. À partir du 18 janvier, cette décision de grande envergure va entrer en vigueur. En revanche, on note que l’abattage des nombreux palmipèdes qui a été prévu à titre préventif ne sera pas fait.

La situation est complexe et les enjeux sont énormes. D’un côté, il y a l’aspect sanitaire, de l’autre il y a le souci économique. Cependant, il reste important de prendre une décision qui permette de lutter efficacement contre cette maladie qui touche principalement les canards et les oies. L’objectif est de voir rapidement la France indemne de toute maladie qui concerne la volaille. C’est en effet, ce qui découle des explications du ministère de l’Agriculture notamment sur sa page web. Il faut dire que 69 cas très pathogènes ont été découverts dans huit départements français.

Des pertes estimées à 300 millions d’euros

Le nombre d’éleveurs qui sera touché par cette mesure est estimé à plus de 4000. Cela concerne une grande partie de la production de la France, environ 75 %. Des professionnels voient sur cette obligation une production connue à l’avance pendant les six prochains mois. Même si cette mesure d’arrêt de la production est préférée à un abattage en grand nombre, les craintes au plan économique et financier sont nombreuses. L’association qui regroupe les professionnels des palmipèdes à foie gras estime des pertes entre 200 et 300 millions d’euros.

Les professionnels du domaine espèrent un soutien des autorités pour faire face à cette situation. De côté du ministère, cette mesure est jugée comme une nécessité. Elle permettra de renouveler la filière avec des canetons en bonne santé qui seront élevés dans des endroits assainis. La production pourra ainsi être rétablie dès le mois de juin. Cette reprise se fera dans les meilleures conditions pour éradiquer une bonne fois pour toutes la maladie.

Cette mesure radicale a été prise par le ministre de l’Agriculture pour de nouveau avoir la confiance des acteurs du marché international. Le but ultime est que les frontières soient réouvertes pour tous les types de volailles.

A propos de l’auteur

Boris H.
Boris H.
Boris est une personne qui touche à tout et qui s'intéresse à tout depuis son plus jeune âge. Dès son enfance, il apprit à parler et à écrire très jeune. Un don qu'il n'a pas tardé à mettre en pratique dans son métier en devenant rédacteur. Aujourd'hui, de part son expérience, il a rejoint l'équipe de EXS afin de gérer le pôle rédaction et orienter les rédacteurs sur les sujets à traiter.