L’épidémie d’Ebola enfin éradiquée en Afrique occidentale

Depuis son apparition, il y a une quarantaine d’années, jamais le virus Ebola n’avait causé de si grandes pertes humaines, près de 11 000 morts. L’information selon laquelle la transmission est finie au Libéria est une étape importante pour l’éradication de la maladie. C’est dans le sud de la zone guinéenne que la maladie a été aperçue pour la première fois. Par la suite, elle a connu une propagation dans les pays voisins comme la Sierra Leone et le Libéria. Ces deux pays en plus de la Guinée ont connu les plus grandes pertes en vies humaines même si la maladie était également présente au Mali et au Nigéria.

Ebola éradiqué afrique

Une propagation qui va au-delà de l’Afrique

Depuis son apparition dans la zone ouest-africaine, le virus Ebola s’est propagé dans de nombreux pays et même en dehors de l’Afrique. Une dizaine de pays ont ainsi été atteints. C’est le cas des États-Unis et même de l’Espagne.

Les sources officielles font état de 28 637 cas qui ont conduit à la mort de 11 315 personnes. Ce bilan est, selon de nombreux experts, en deçà des chiffres réels. Le nombre de victimes est supérieur au cumul de toutes les épidémies qui ont eu lieu depuis la première apparition de la maladie dans les années 70. Dans les prochains 42 jours, le Libéria devra être déclaré, de manière officielle, comme exempt de la transmission d’Ebola par l’OMS comme ce fût le cas pour la Guinée le 29 Décembre et pour la Sierra Leone le 7 Novembre.

Le risque toujours présent

Malgré une nette amélioration de la situation, le risque de voir la maladie resurgir est toujours présent. En effet, le virus Ebola a une grande résistance qui lui permet de survivre pendant plusieurs mois dans les liquides du corps, comme le sperme par exemple. Le Libéria a connu cette situation lorsqu’il a vu resurgir la maladie dans des zones bien déterminées après avoir déclaré qu’elle avait disparu au mois de Septembre 2015.

Des scénarios choquants ont eu lieu dans les pays affectés par la maladie lorsque cette dernière faisait des ravages. Des problèmes d’ordre social ont eu lieu. L’on se rappelle, des quartiers qui étaient bloqués par la police pour éviter que la population ne sorte du périmètre. De même, le centre de Médecins sans Frontières qui a ouvert ses portes en 2014 a été obligé de porter ses capacités d’accueil au double pour prendre en charge les populations affectées. Des patients ont été même éconduits par manque de place, ce qui montre l’ampleur de l’épidémie.

A propos de l’auteur

Boris H.
Boris H.
Boris est une personne qui touche à tout et qui s'intéresse à tout depuis son plus jeune âge. Dès son enfance, il apprit à parler et à écrire très jeune. Un don qu'il n'a pas tardé à mettre en pratique dans son métier en devenant rédacteur. Aujourd'hui, de part son expérience, il a rejoint l'équipe de EXS afin de gérer le pôle rédaction et orienter les rédacteurs sur les sujets à traiter.