Paris lance une opération de répression contre les meublés touristiques illégaux

C’est la deuxième opération du genre en six mois et celle-ci pourrait être qualifiée d’opération coup de poing. En effet, la ville de Paris a décidé de contrôler et sanctionner les propriétaires qui passent par les plateformes de location par internet sans aucune déclaration. Ainsi, après avoir fini le troisième et le quatrième arrondissement dans le quartier du Marais, c’est au tour du 1er et du 6e arrondissement. De ce fait, les contrôleurs de la direction du logement et de l’habitat vont s’attaquer aux logements qui ne sont pas en règle afin de débarrasser le centre de la capitale des meublés touristiques illégaux qui s’y développent.

Paris Meublé touristique illégal

Contrôler pour veiller au respect des normes

La ville de Paris a vraisemblablement lancé une grande offensive pour lutter contre les meublés touristiques illégaux. Ainsi, le but de cette opération de grande envergure est de vérifier que les propriétaires, qui passent sur les plateformes de type Airbnb, se conforment à toutes leurs obligations, comme celle d’être déclaré ou d’offrir, à partir de 120 jours de location par an, une surface équivalente dans le même secteur sur le marché de la location «classique».

Allant dans ce sens, cette opération serait motivée par le décalage entre les chiffres rendus public par les sites de vente de meublés touristiques et ceux que détiennent les autorités compétentes. En effet, d’après les estimations de l’Ahtop, une association de professionnels du tourisme ou encore celles du site InsideAirbnb, la capitale compterait entre 15 000 et 20 000 meublés touristiques «professionnels», sur les 50 000 à 60 000 que proposent les plateformes internet. Mais la ville ne compte que 700 meublés qui sont effectivement déclarés. Ainsi ce gap à combler est un manque à gagner énorme pour le fisc.

Les conséquences de ces irrégularités inquiètent les élus

Ce manque de contrôle sur les meublés touristiques n’affecte pas seulement le fisc puisqu’il touche aussi les habitants qui s’en plaignent. En effet, beaucoup de quartiers de la capitale résidentiels ou populaires risquent de se transformer en zone touristique clandestine. Cette situation peut être encombrante pour les habitants de ces quartiers, c’est dans ce sens que le maire du 1er arrondissement Jean-François Legaret estime qu’«On a de plus en plus de plaintes de riverains». En effet, ces derniers à savoir les riverains dénoncent les bruits de rangements et les défilés incessants des valises à longueur de journée ainsi que des fêtes organisées dans certains appartements en pleine journée.

Ainsi, les élus expliquent qu’ils n’ont rien contre les particuliers qui louent leur appartement durant les vacances ou les week-ends, mais pour eux tout doit se passer dans les règles de l’art. En outre, il estime que louer 3 à 5 appartements pour un seul particulier revient à faire de l’économie de prédation et non de l’économie de partage. Pour l’année dernière, une bonne quinzaine de propriétaires ont été sanctionnés et d’autres sont dans l’œil du cyclone. Toutefois, les élus aimeraient que le gouvernement durcisse les sanctions en faisant passer les amendes du simple au quadruple.

A propos de l’auteur

Guy T.
Guy T.
Guy est le doyen de l'équipe de rédaction. A l'approche de ses 40 printemps, il amène l'expérience et la sagesse dans notre équipe et offre son aide et son soutien aux plus jeunes du groupe. Un membre indispensable dans la rédaction de EXS qui sait traiter des sujets en profondeur en connaissant les antécédents.